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Bonjour à tous,
pour la dernière fois, nous avons quelque chose à vous demander.
Le disque dur que nous avions, et qui contenait toutes nos photos nous a lâchées au mois de décembre en raison d'une prise USB défaillante.
Notre informaticien préféré a tout essayé pour les récupérer. Les photos sont toujours dans la petite boîte, mais sont inaccessibles, sauf si on les envoie en chambre blanche. Le seul hic est que cette manoeuvre coûte la bagatelle de 1500€ (hors taxe). Inutile de préciser que nous n'avons pas les moyens pour cela.
Notre question aujourd'hui est de savoir si l'un d'entre vous est, ou connaît quelqu'un capable de nous sortir nos souvenirs du disque dur...
N'hésitez pas à laisser vos commentaires avec vos coordonnées, nous sommes obligées de les approuver avant de les publier. Vous pouvez également nous envoyer un email sur vogalane@gmail.com
Merci
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Publié à 10:16, le 11-avr-2010, Mots clefs : |
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C'est un peu délicat d'écrire cet article, nous sommes bouleversées par le simple fait d'avoir à écrire ces mots.
Nous nous sommes arrêtés lundi 29 mars à Sarcé. Gilbert et Pierrette nous offrent avec plaisir leur prairie où logent les biquettes et où les chevaux prennent leurs quartiers d'été.
Comme d'habitude, on se couche apaisée, on entend les ânes se rouler de plaisir. Tout va bien.
Mardi martin, le réveil est brutal. Nos hôtes arrivent affolés à la tente: il est 7h00, on est encore dans nos duvets. Ils nous annoncent les décès de nos titis.
Ce n'est que mercredi que nous apprenons la cause de cette mort subite. Un magnifique if agé de 50 ans, prenant racine chez la voisine et ne laissant dépasser que quelques branches au-dessus de la clôture, a empoisonné Quiqui et Painpain. Seuls 200g suffisent à empoisonner mortellement un équidé.
Nous ne trouvons pas les mots pour exprimer ce que nous ressentons, si ce n'est rage, culpabilité, incompréhension. Pourquoi les autres chevaux n'ont-ils jamais touché à cet arbre, pourquoi n'avons-nous pas vu que cet énorme sapin est en fait un if?
Heureusement que là encore nous avons le soutien et l'aide de nos hôtes et leurs voisines. Merci.
Nous avons vécu tellement de choses formidables, rencontré tellement de personnes incroyables, appris tellement sur la vie, la fraternité, l'humanité que cette fin tragique nous laisse un goût amer.
Nous sommes désolées pour eux, pour vous, pour nous. On rentre. Fin du voyage.
Merci à tous.
Merci à Painpain et Quiqui.

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Publié à 21:22, le 9-avr-2010, Sarcé Mots clefs : |
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Après quelques jours passés chez nos éleveurs de chèvres, ce sont chez des amis à eux que nous écoulons le reste de la semaine. Ludovic et Anya sont Hollandais, et voilà plus de 15 ans qu'ils habitent en France.

Une trentaine de vaches holstein passe matin et soir à la traîte. La prim'holstein est une race de vache laitière hollandaise. Chez eux, il y en même croisée avec des Normandes, la fameuse race laitière de chez nous!

Parce qu'elles sont élevées de façon biodynamique, leurs vaches possèdent des cornes, ce qui leurs donne un petit charme en plus.

Mais à la ferme, on trouve beaucoup d'autres animaux:
-Les chèvres, dont le fils Sébastien adore s'occuper:

- les poules de Marans, qui donnent de bons oeufs à la coquille rouge:

- des chevaux Haflinger:

- et sans oublier le chien:

- et même d'horribles araignées qui se glissent sous la tente:

Bien évidemment, tous ces animaux sont soignées de manière la plus naturelle possible. Des puces, pour les chiens ou les chats, aux mammites pour les vaches (infection du pis), à chaque problème correspond une huile essentielle. Nous avons d'ailleurs assisté à la deuxième journée de formation d'éleveurs, dirigée par un naturopathe. L'huile essentielle est un extrait de végétaux aromatique et volatile. Le fait d'en déposer quelques gouttes sur l'encolure de l'animal lui donne des informations qu'il assimile et qui cible le mal pour le chasser. A l'occasion de ce petit cours, des journalistes d'une chaîne régionale étaient présents le matin. Sans se laisser intimider, Ludovic fait une petite démonstration devant la caméra.

Comme d'habitude, nous avons participé aux tâches: sortir et nettoyer des géraniums qui ont patienté tout l'hiver dans l'écurie, nettoyer la cour, nettoyer la salle de traîte au karcher, et nous avons même eu l'honneur de participer à la traîte.


Après les chèvres, nous avons assister au vélage d'une vache. Alors que nous avions l'impression qu'elle souffrait, et que cela était long, Ludovic, en expert, nous a rassuré. Tout s'est très bien passé, même s'il a un peu aidé à sortir le veau, car la vache s'est immédiatement relevé. Cela veut dire qu'elle n'a pas épuisé toutes ses forces.



Le veau (ici une petite femelle) est presque immédiatement retiré de la mère. Cette dernière sera le soir même présente à la traîte. Mais son lait, plein d'anticorps, n'est pas encore bon pour la consommation humaine. Il est donc mis à part et redonné au veau, qu'il faut habituer à boire au seau. Ce qui n'est pas une mince affaire!

Nous avons passé un excellent séjour chez Anya et Ludovic. Nous avons appris plein de choses sur les vaches, les huiles essentielles... Nous avons également eu l'occasion de regarder un film que nous recommandons à tout ceux qui s'intéresse à la question de l'agriculture: Nos Enfants Nous Accuseront. Voilà un joli film qui donne des chiffres très intéressants, et raconte l'histoire de la petite ville de Barjac, première commune à avoir un service alimentaire 100% bio. Merci...
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Publié à 21:10, le 8-avr-2010 dans VIE QUOTIDIENNE ET RENCONTRES, Savigné-sous-le-Lude Mots clefs : |
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Nous sommes arrivés chez Catherine et Jacques, éleveurs de chèvres. En raison des nombreuses mises bas, et donc de la reprise des lactations des chèvres, le travail ne manque pas!

Même s'ils sont très mignons, ne vous y attachez pas trop, car tous ceux-là sont des mâles qui partiront à la boucherie dans les prochains jours. A la ferme, on ne garde que les femelles, futures mamans qui donneront du lait à leur tour.
Nous avons d'ailleurs eu l'occasion d'assister à une mise bas, ce que l'on appelle ici "bictonnage". En général, la chèvre donne naissance à des jumeaux. Et en général, le mâle est le plus gros. Après la naissance, la mère nettoie le petit de sa poche, très riche en vitamines, ce qui lui redonne de l'énergie après l'effort accompli lors de la mise bas.


Dès que les petits sont sortis, on les sépare de leur mère, car celle-ci est enfin disponible pour la traîte.


Pendant qu'elles sont traîtes, les chèvres reçoivent du maïs, produit à la ferme. En effet, comme souvent, nos hôtes essaient de priviligier l'auto-suffisance, qui garantit des économies pécunières, de transport...
20% du lait est vendu à la laiterie, tandis que le reste est transformé sur place, à la fromagerie. On fabrique ici l'A.O.P. (Appellation d'Origine Protégée) Ste-Maure-de-Touraine. Il s'agit d'un fromage de chèvre cendré en forme de tronc conique, avec une paille de seigle au milieu, sur laquelle sont inscrites les références de la ferme pour une bonne traçabilité du produit.



Avec les restes de caillé, d'autres fromages sont fabriqués. De forme pyramidale, en tomme , en crottin ou en petit apéritif, ces fromages sont tout aussi excellents!



Le lundi, à la fromagerie, il faut préparer les expéditions. En effet, nos hôtes livrent du fromage dans les départements voisins.



Cependant, une petite boutique permet aussi la vente à la ferme.

Bien sûr, nous n'avons pas manqué de nous mouiller!! De fait, coiffées de charlottes, tablier et bottes, nous avons aidé à retourner les fromages, tâche quotidienne, nettoyé les grilles sur lesquelles les fromages sont affinés dans la cave.


Avec l'arrivée du printemps, le retour au champ des chèvres est précédé d'une manucure. Jacques, et le futur associé Thibault se chargent de couper les sabots de ces dames, qui ne semblent pas apprécier le geste.

En attendant leur sortie au pâturage, il faut nourrir le troupeau à la chèvrerie. Grains, farine et foin sont au menu, matin et soir. La ration déposée sur le quai est rapidement poussée par les coups de langue incessants des animaux. Avec un balai, il faut donc ramener tout ça vers eux.

Son harem à la chèvrerie, Monsieur le Bouc vit en solo, derrière la salle de traîte, attendant avec impatience la prochaine saison de reproduction.

Toujours dans un but d'échange de bons services, Bérénice a accordé le piano. Pour nous remercier de notre aide, Catherine nous a préparé un petit panier composé de fromages et de quelques sous. Merci pour l'accueil!
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Publié à 16:05, le 27-mar-2010 dans VIE QUOTIDIENNE ET RENCONTRES, Marcilly-sur-Maulne Mots clefs : |
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Nous avons à nouveau traversé la Loire, et sommes maintenant de retour dans le nord! La traversée du pont était laborieuse, en raison des multiples traverses métalliques, dont les ânes ont horreur. De plus le bruit incessant des voitures roulant à toute vitesse dessus les effraie.

Le centre-ville a conservé son caractère médiéval autour de son château.



Aux environs de l’an mil, la Touraine est convoitée par deux seigneurs : le comte d’Anjou, Foulques Nerra, et le comte de Blois, Eudes Ier. A la fin du Xe siècle, Foulques Nerra conquiert la place de Langeais, entre Tours et Saumur. Un château est alors fondé sur le promontoire. Il ne reste de cet ensemble que les vestiges du donjon.
Langeais connaît ensuite une histoire mouvementée, tour à tour occupée par les comtes de Blois et d’Anjou. En 1044, Langeais passe, avec toute la Touraine, entre les mains des Plantagenêts, puis dans celle des rois d’Angleterre, leurs héritiers. C’est en 1206 que Langeais entre dans le domaine royal français, par suite des victoires de Philippe Auguste sur Jean sans Terre. A partir de cette période, le fief de Langeais est concédé à divers grands seigneurs proches du pouvoir royal.
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Publié à 16:01, le 27-mar-2010 dans PATRIMOINE et GASTRONOMIE, Langeais Mots clefs : |
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